CENTRE CULTUREL FRANÇAIS DE BAMAKO

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  Concerts
 
Vendredi 9 mai à 21h- Entrée 3000 Fcfa / 2000 Fcfa

Roland Tchakounté est né au Cameroun dans les années 60, à l’époque où les jeunes états indépendants d’Afrique s’ouvraient avec ferveur aux nouvelles musiques venues d’Amérique. A l’instar de nombreux musiciens camerounais de sa génération, comme Richard Bona, Vicky Edimo ou Etienne M’Bappé, Roland Tchakounté a ainsi débuté la musique à l’écoute du blues afro-américain, puis du funk et du jazz.

Cependant, africain avant tout, Roland Tchakounté a rapidement voulu jouer – à la guitare blues - les musiques traditionnelles du Cameroun. C’est cet aller-retour permanent entre le blues afro-américain et les puissantes traditions d’Afrique Centrale, qui expliquent sans doute la profondeur et parfois la brutalité vigoureuse du jeu joyeux et souvent sauvage de Roland Tchakounté.

Mi-griot mi-bluesman, Roland Tchakounté réussit avec brio une synthèse peu évidente, entre ses racines africaines et la fameuse école du blues camerounais, tout en s’autorisant quelques aventures funk et parfois pop.

Jamais contradictoire, malgré le défi d’une fusion de cultures si différentes, la musique de Roland Tchakounté pourrait être représenté par l’incongruité d’un champ de coton au beau milieu des brumes du désert : différent, étonnant, mais sensuel, magnétique et tout simplement magnifique…

Un blues intimiste, teinté d’accents africains… à savourer !

   
En partenariat avec le festival Jazz à Ouaga
Chaque année, le 11 mai est l’occasion de se souvenir du génie musical qu’était Bob Marley, inventeur du reggae et grand défenseur de la Great Black Music.
Pour commémorer en beauté l’anniversaire de la disparition du plus grand reggaeman de tous les temps, le CCF a invité quelques invités de marque pour une longue soirée.

Samedi 10 mai à 21h- Entrée 1000 Fcfa

Le CCF a tout d’abord invité Ledieuduçoleil, rappeur reggae d’origine guinéenne. Ledieuduçoleil vit au Mali depuis de longues années et s’est lié non seulement à la mouvance malienne du hip-hop mais aussi aux musiciens de reggae-ragga installés autour du village de Lassa.

Avec son groupe, il oscille sans cesse entre musique live et rap engagé, synthèse idéale de l’esprit de Bob avec des revendications politiques et sociales plus actuelles.

 

Nous accueillerons en deuxième partie la jeune formation du musicien sierra-leonais Lloyd Tommy, EDEN ROOTS LIBERATION. Lloyd Tommy est bien connu à Bamako pour avoir joué avec de nombreux musiciens reggae, de Aziz Wonder à Koko Dembelé en passant par Manjul et beaucoup d’autres.

Avec Eden Roots Liberation, Lloyd Tommy réussit là ou beaucoup échoue : tout en respectant le format classique du reggae - rifs de guitare à l’ancienne, percussions lourdes – il s’extrait des hommages obligés à la figure tutélaire de Bob, pour s’aventurer dans d’autres univers musicaux.
On trouve donc chez Eden Roots Liberation, des atmosphères caraïbéennes bien sûr mais aussi africaines avec des références implicites aux grands de l’African Jazz, Bembeya National ou Guy Warren en tête.

Deux formations à découvrir pour se souvenir que le reggae est toujours vivant !!!

 

On ne présente plus Rokia Traoré, grande dame de la chanson africaine, dont la voix lumineuse et les arrangements subtils ensorcellent depuis une dizaine d’années les amoureux des musiques métissées. Avec le concert de ce soir, l’occasion est donnée de découvrir son nouvel album.

Vendredi 16 mai à 21h - Entrée 5000 Fcfa
Studio Blonba : accès ici

Billets en vente à partir du 9 mai au CCF

Lauréate du prix RFI 1997, Rokia Traoré a suivi depuis, avec honnêteté et constance, une voie musicale équilibriste, loin des paillettes et du strass de la reconnaissance facile.

Faire de la musique africaine, mais rester une citoyenne du monde, emprunter à la tradition, mais jouer une musique de modernité, respecter l’existant, mais ouvrir le cœur et les oreilles à la multiplicité du monde. Rokia Traoré porte ses convictions dans sa musique.

 

Pour son nouvel album, Tchamantché, Rokia Traoré a pris des orientations artistiques qui en surprendront plus d’un. Elle chante toujours en bambara bien sûr, mais, à l’occasion d’un voyage nord-américain, elle a découvert le son patiné et atypique des vieilles guitares Gretsch, les premières guitares électriques du rythm’n blues. Elle a aussi appris à apprécier la musique afro-américaine, et a re-découvert la voix intense de Nina Simone.

Rokia a donc abandonné les balafons et les percussions traditionnelles et a invité une rythmique occidentale pour s'hasarder dans les univers tortueux du blues et du rock. Si le n’goni est toujours bien présent, un groove puissant et sensuel vient maintenant transformer la musique de la jeune chanteuse.

Dans cet étonnant mélange, Rokia Traoré ballade sa voix avec une étonnante facilité, utilisant tous les registres possibles de son talent protéiforme.

Une grande artiste à découvrir – ou re-découvrir – de toute urgence !

  Avec le soutien de la CAM, compagnie aérienne du Mali, des Hôtels Azalaï et de la BIM, K2FM, Radio Kledu, Manutention Africaine Mali
 
 
  Comme l’expérience Mix Up Bamako, Routes to roots se propose de mélanger musiques électroniques et instruments traditionnels africains. Ce soir, ce sont des jeunes de la scène urbaine britannique et des musiciens et rappeurs du continent africain qui se rencontrent sur scène…
 

Vendredi 23 mai à 21h- Entrée 500 Fcfa-

Carrefour des Jeunes

©Salif Traoré

 

Le projet « Routes to Roots » est issu du désir d’artistes afro-britanniques de venir en Afrique se confronter aux puissantes traditions musicales du continent.
Originaires d’un peu partout en Angleterre et très actifs dans les champs de l’électronique, du hip-hop et de la drum’n bass, les artistes anglais ont choisi de collaborer avec des artistes africains de toutes origines, sans règles de jeux préalables, à la croisée des cultures, des influences et des méthodes de production de la musique.
Ecouter

 


 

Côté africain, se succéderont Wali Chan, un jeune gambien véritable maître de kora mais aussi DJ reconnu, au côté de la talentueuse chanteuse et rockeuse marocaine Khansa Batma.
On retrouvera également Wanlov, issu du Ghana, aussi à l’aise en hip-hop, qu’en percussions traditionnelles, et les jeunes Kira Kono, groupe malien de reggae-ragga, formé en 1999 à Kati, tout près de Bamako.

Enfin, il faudra prêter attention à Zwai Bala, l’un des plus importants DJ et mélangeur de musiques traditionnelles et électroniques d’Afrique du Sud.

La scène britannique se composera de Akala, Pase, Bashy et Durrty Goods, leaders en Angleterre de la scène alternative hip-hop et drum’n bass. À leur côté, Kele Le Roc, rappeuse à la voix énergique et Lady Lykez, jeune révélation hip-hop, seront accompagnés par Silvastone, auteur et producteur de Hip Hop et R&B.

Ce soir venez découvir la richesse des musiques urbaines afro-britanniques, trempé dans une sauce très très très piquante !!!